La CDPH
Origine et but de la CDPH
Adoptée par l'ONU en 2006 et entrée en vigueur en 2008, la Convention relative aux droits des personnes handicapées (CDPH) vise à garantir la pleine jouissance des droits humains par les personnes handicapées, en passant d'une approche de charité à une approche fondée sur les droits. Elle promeut l'inclusion, l'accessibilité et l'égalité, en luttant contre la discrimination et les barrières sociétales. Entrée en vigueur le 3 mai 2008, elle compte aujourd’hui 186 États parties. La CDPH a été négociée et formulée entre 2002 et 2006. Les organisations de défense des droits des personnes handicapées ayant été impliquées dans le processus d’élaboration de la convention, les droits défendus par ce texte sont appréhendés du point de vue des personnes en situation de handicap.
En savoir plus sur la CDPH La Convention La convention en Facile à lire
La CDPH en suisse
La Suisse a ratifié la CDPH le 15 avril 2014. La convention est entrée en vigueur pour notre pays le 15 mai 2014. Par son adhésion, la Suisse s’est engagée à éliminer les obstacles auxquels se heurtent les personnes handicapées, à protéger celles-ci contre toute discrimination et à promouvoir leur inclusion et leur égalité dans la société.
Le modèle
Le MDH-PPH est le résultat de plus de trente ans de travaux conceptuels et pratiques internationaux dans le champ du handicap. Le modèle conceptuel actuel du MDH-PPH repose sur la Classification québécoise : Processus de production du handicap (1998). Le Modèle de développement humain – Processus de production du handicap est un modèle conceptuel qui vise à documenter et expliquer les causes et conséquences des maladies, traumatismes et autres atteintes à l’intégrité ou au développement de la personne. Le modèle s’applique à l’ensemble des personnes ayant des incapacités, peu importe la cause, la nature et la sévérité de leurs déficiences et incapacités.
Le concept du MDH-PPH est aujourd'hui compilé dans le document Classification internationale MDH-PPH 2018
Les avantages du modèle
Lorsque vous utilisez le MDH-PPH dans le cadre de vos activités professionnelles, de défense des droits et de recherche, vous bénéficiez des avantages suivants :
- Les domaines conceptuels employés sont positifs et il y a une distinction qui existe entre les concepts et leurs qualificateurs.
- La conceptualisation est mutuellement exclusive de ce qui appartient à la personne, à l’environnement et aux situations de vie.
- La reconnaissance des facteurs environnementaux comme un domaine conceptuel.
Les facteurs environnementaux constituent, selon le MDH-PPH, un domaine conceptuel d’égale importance à ceux des facteurs personnels et des habitudes de vie. Il devient, de ce fait, impossible d’occulter volontairement ou non l’impact du milieu de vie sur la participation sociale des personnes ayant des incapacités. - Les situations de participation sociale et les situations de handicap (situations d’inégalité) sont vues comme les résultats de l’interaction des facteurs personnels et des facteurs environnementaux.
Le fait de vivre des situations de participation sociale ou des situations de handicap témoigne du niveau d’adéquation entre l’environnement et les caractéristiques d’une personne ou d’une population. Lorsque des situations de handicap existent, cela veut dire que le milieu de vie des personnes ne leur permet pas de réaliser leurs habitudes de vie ou d’exercer leurs droits au même titre que les autres. - La perspective de changement social vise à réduire continuellement les obstacles systémiques à l’exercice des droits des personnes présentant des incapacités.
L’avantage d’une compréhension du handicap en termes d’activités courantes et de rôles sociaux permet à l’ensemble des acteurs concernés de mieux saisir la nature de leurs responsabilités quant à l’atteinte d’une participation sociale optimale par les personnes ayant des incapacités. Les dimensions de la compensation des déficiences et des incapacités, ainsi que la réduction des obstacles et la mise en place de facilitateurs environnementaux, apparaissent donc complémentaires.
